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portrait de Madeline Bernard
Gauguin, portrait de Madeline Bernard (1888)
agressifdignité

précaution

Quand je me suis réveillé ce matin, la lumière inondait la chambre comme en plein été et la fenêtre ouvrait sur un ciel bleu magnifique dont je ne voyais pas les bords, même en penchant la tête. Quelques céréales plus tard, la fermeture remontée jusqu'au menton et le bonnet sur les sourcils, me voilà dévalant le chemin d'un pas souple, l'air frais me chatouillant les narines, le craquement de la terre sous les pas, peut-être aussi quelques mouvements dans la végétation. Depuis le verger, la vallée s'ouvre sur de grands espaces. J'écoute la bise me rapporter d'imperceptibles signes du lointain, le temps n'a plus la même importance. Ce n'est pas moi mais la Nature. Elle berce le monde de sa mélodie secrète, attentive à chacun de mes sens, m'enveloppant de sa douceur maternelle.
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